Avertir le modérateur

14/07/2007

Conférence de presse

La première conséquence d'un gros évènement culturel ou sportif, c'est un fax annonçant l'inévitable conférence de presse de présentation.

Une occasion de saluer des confrères mais surtout de perdre du temps avec une relecture en petit commité du dossier de presse généralement trop complet pour échapper au "C'est écrit dans le dossier de presse" de l'attachée de presse exaspérée - de toute façon vous ne le feuilletez que distraitement pour vous occuper le temps que ça commence.

Une règle en la matière, ne jamais arriver à l'heure (encore moins en avance). Deux raisons à celà :

- Vous allez attendre les confrères respectueux de cette règle.

- La ponctualité prend un temps que vous n'êtes pas sensé avoir. 

Lorsqu'elle débute enfin, il arrive dans certains cas - exceptionnels - que la grand'messe se transforme en "démonstration de pertinence" entre journalistes, chacun rivalisant alors d'inventivité lors du sacro-saint "moment des questions".

Mais généralement, la partie "libre expression" lancée par l'interlocuteur principal avec le sempiternel "Des questions" tourne au blanc monumental, parfois interrompu par une remarque plus ou moins drôle émise par une voix qui porte, depuis fond de la salle, en pointant une incohérence remarquée par chance dans le dossier et soulignée d'un bon mot.

Vient enfin le moment tant attendu des questions individuelles (Les journalistes se font timides lorsqu'ils sont entre eux...) que l'on espère à voix basse pour ne pas flinguer les sons des radios, dont les micros se ruent aussitôt la séance levée, vers les responsables du projet ou de l'évènement.

Il ne reste alors plus qu'à se rattraper en écrivant le papier comme si la conférence de presse n'avait été donnée que pour vous...

26/06/2007

RTT, Reportage tout terrain

Si les sténos se font rares, il reste encore quelques formules 1 du clavier à la rédaction, bien utiles lorsque quelque problème technique empêche les papiers laborieusement écrits de nos petites mains (généralement avec une dextérité "gendarmesque" limitée aux index) d'atteindre les pages du lendemain par les moyens de transmission traditionnels. Dans ces cas rares mais embarrassants, la solution porte le nom de "sténo". Il existe même un numéro vert permettant de joindre le service lorsque le portable est à cours de batterie ou la cabine à cours d'unités. Je pars donc en début de soirée sur un reportage de peu d'intéret mais suffisamment tardif pour exclure tout retour à la rédaction pour rédiger. Direction un immense chantier presque terminé sur lequel trône encore un véritable village d'Algecos. A deux pas, un cocktail se termine avant "le grand spectacle" pour lequel on m'a envoyé. 2300 signes a remplir pour seulement ça faut pas exagérer...il va falloir faire un peu mousser.

Aussitôt les interview des organisateurs, responsables et autres intervenants terminées, je m'écarte (non sans happer un petit four au passage) de la foule qui se dirige vers "l'évènement son et lumière" à la recherche d'un peu de lumière pour relire mes notes et faire un rapide "canevas" de l'article avant de dicter le tout à la sténo. L'heure tourne, il faut faire vite, j'appelle le service en espérant que ce sera assez long pour remplir l'espace excessif que l'on m'a attribué et suffisament court pour ne pas dépasser et avoir ensuite a faire des coupes à l'aveuglette.

 La "dictée" commence, adossé à mon algéco. Gare aux noms propres, que je dicte dans un alphabet phonétique improvisé "M de marseille, I comme...Yves euh non...Enfin, I quoi !"
A peine quelques phrases ont été écrites lorsque soudain, une forte détonation retentit. "Manquait plus que ça !" Il faut maintenant expliquer à mon interlocutrice perplexe qu'un feu d'artifice est tiré juste à côté et que je vais la rappeler car je ne peux pas m'en écarter sans me retrouver dans le noir. D'autant plus qu'il reste encore a peu près la moitié du papier à remplir, j'avais prévu vraiment court ! Quelques minutes passent que j'occupe a faire "mousser" mon papier ajoutant un angle laissé de côté par peur de faire trop long (!). Ca devrait passer. Profitant d'une accalmie, je rappelle la sténo. Quelques minutes après, le papier est enfin terminé, tout rentre !
D'ailleurs, le bouquet final vient de retentir dans mon dos...sans que j'aie vu quoi que ce soit du spectacle ni de mon papier, dicté à flux tendu et un peu à l'aveuglette mais au moins il n'y aura pas de coquilles...

medium_trou.jpg
Le lieu du crime...

03/02/2007

Légendes urbaines

Je pensais que c'était une légende.

Hier, 17h30, départ de Bougainville (terminus Metro) pour l'Alhambra, un cinéma plutôt sympa situé du côté de l'Estaque (16e arr., quartier au Nord-Ouest) où le centre social de la désormais célèbre cité de La Castellane organise une projection de courts-métrages "maison" pleins de bon sentiments, comme toujours.

A défaut de voiture dispo, le trajet se fait via les transports en commun, j'ai nommé la RTM. Sorti du metro, il me faut prendre la ligne 36 dont l'arrêt est tout proche de la station pour me diriger vers St Henri. Ce que je fais.

...Pour me rendre compte une dizaine de minutes - et d'arrêts - plus tard que le bus dans lequel je suis monté est en fait le 30. Lors du trajet retour, je cherche l'origine de ma confusion. "36" était bien affiché à l'arrière...Mais pas à l'avant. "Faut toujours vérifier le numéro à l'avant" m'explique la conductrice tout en essayant de fermer les portes arrières. "Vous pouvez tirer les portes et tourner le bouton au dessus s'il vous plait ? Je peux pas démarrer sinon", lance-t-elle aux passagers du fond après chaque arrêt.

18h30 : J'arrive enfin sur le reportage, une heure et 3 changements après mon départ. Par chance, rien n'a commencé et l'équipe d'europe 1 venue elle en voiture poireaute déjà.

[...]

20h00 : il est grand temps de rentrer sous peine de se retrouver une nouvelle fois coincé ici faute de bus pour regagner le centre ville. Marseille sera vraiment une grande ville le jour où ses transports en commun permettront de se déplacer correctement après 21h00. Descendu à l'aller dans une rue à sens unique, il me faut trouver un autre arrêt et espérer un retour de la cohérence dans l'affichage des bus.

 

Après 20 minutes d'attente le tant attendu "36" arrive enfin.

A l'intérieur, une quinzaine de "jeunes" surexcités, 15 ans tout au plus, hurlent et sautent dans tous les sens. Le chauffeur leur lance un regard noir dans le retroviseur et le calme s'installe aussitôt jusqu'à leur descente du bus - dont les portes arrière fonctionnent. "A cette heure-ci, c'est surtout des gamins qui rentrent du foot, mais visiblement, ils ne courent pas assez, explique le chauffeur sur la ligne 36 depuis 10 ans, mais ils sont pas méchants, c'est l'âge con, voilà tout..."

 

medium_Img_8428.jpg

 

10/12/2006

Foot ta soirée en l'air

Si je m'intéressais un tant soit peu au foot, j'aurai refilé mon reportage d'hier soir au journaliste qui habite juste à côté...

 

Car évidemment, ça s'est trouvé à Mazargues, c'est à dire à quelques centaines de mètres de sacro-saint stade Vélodrome, un samedi entre 20h30 et 22h, en plein OM-Monaco. 

L'occasion au retour d'observer Loooonguement (1h pour parcourir 300 mètres, avec passage devant un MacDo sans fusillade) et en hurlant dans l'habitacle, les divers comportements au sein du troupeau de moutons abreuvé de merguez et de jeux qui quittait le stade, mais aussi de croiser ces fameux specimen en golf ou clio "tuninguisée" avec le "A" autocollant détouré, qui circulent EXCLUSIVEMENT dans les couloirs de bus. 

 Le tout bien sûr, en rêvant d'un stade au Frioul.

 

medium_bouchons.jpg
Marseille by night, enjoy.

 

 

 

02/12/2006

Une cérémonie locale comme les autres...

11h30, je dois "couvrir" une énième inauguration de foyer social. Le deuxième en moins de 10 jours et le troisième du mois. Je vais finir par croire que la crise du logement a été inventée par l'opposition.

J'arrive sur le site, une grande bâtisse avec un semblant de jardin autour et surtout, un énorme foutu platane qui m'empêchera de faire une photo d'ensemble correcte.

Les invités sont déjà là (Règle numéro un, ne jamais arriver à l'heure. Encore moins en avance). Les élus aussi. Etonnamment, la moitié du conseil municipal s'est déplacée. Vu que CG et CR sont partenaires, conseillers et autres représentants se sont déplacés. Le maire est attendu...et ne viendra pas (Au même moment Sarkozy est de passage au Parc Chanot). Même le conseiller municipal en charge des affaires funéraires, dont l'inamovible noeud-papillon contraste avec la désespérante vulgarité, s'est déplacé. Auraient-ils bâti le foyer sur une fosse commune ?..

 

medium_divers_reportages_018.jpg
La patience est la qualité première de l'élu. 
 

Je me présente et tout de suite, c'est un peu comme si j'avais hurlé "FBI, les mains en l'air" un calibre en joue. Sauf qu'au lieu de se lever, les mains se tendent, et tous se précipitent pour vanter la générosité de leur institution "qui n'était pas obligée mais qui considère que c'est nécessaire" ou "qui s'est toujours engagée au côté de..." 

Vient l'heure de la visite. Emerveillement général devant des pièces vides, ou presque, avec des hauteurs de plafond monumentales. Tous commentent, l'air envieux, la cuvette rabattable des WC ou encore le "design" très fonctionnel des plaques de cuisson.

Sur le chemin du retour, les regards se posent furtivement sur les tables du buffet, relativement bien garnies (mêm si l'on reste très loin qualitativement des grandes réceptions de la mairie). Eh oui, il est midi.

 

medium_divers_reportages_026.jpg
L'un des "postes" chargés de retenir le public jusqu'à la fin des discours. 

 

Vient l'inévitable moment redouté de tous : les discours.

Finalement, l'exercice est assez proche d'un standard de  jazz : Les musiciens improvisent tour à tour et de façon plus ou moins heureuse sur un thème archi-connu. Aujourd'hui en l'occurrence c'est un big band...et une armée de John Coltrane si l'on en juge par la longueur des chorus.

Différence majeure : il n'y a aucun amateur dans le public et l'exercice s'avère comparable par ses effets sur l'assistance à un solo de contrebasse en première partie d'un concert de Johnny Halliday.

 

Vais-je attendre la fin du morceau ? Evidemment non.

J'ai beau avoir faim, la carotte tendue par les organisateurs pour que tous patientent  jusqu'au bout est bien maigre : sitôt le top départ donné à la tribune, la masse de spectateurs s'agglutine devant les buffets et n'en bouge plus. Beaucoup sont des habitués, voire de vrais "professionnels". En étant bien informé, il est possible de manger à l'oeil pratiquement tous les jours.

En plus d'éviter de s'abaisser à jouer des coudes pour un petit-four et un verre de jus d'oranges, partir avant la fin est  une façon d'exprimer son mépris pour le cirque orchestré par l'attachée de presse dans le but de faire citer ses employeurs dans votre papier. Parfois c'est discret et on remarque à peine le manège, qui se résume à quelques chuchotements à l'oreille d'un élu "C'est le  journaliste de..." ou des ajouts en interview, parfois c'est agressifs et particulièrement agaçant : "Comment allez-vous commencer votre article ? Je pense qu'il serait intéressant de se focaliser sur ce point. Vous préciserez dans votre article que monsieur Untel était présent".

 

Je n'ai pas de chute pour cette note. Navré.

 

  


 

15/05/2006

Révélation objective

Derrière un air faussement désinvolte, méfiez du Newton qui sommeille en lui, non pas Isaac, dont j'ai récemment constaté la véracité des propos à mes dépends, mais Helmut (le premier s'applique cependant à ses objectifs) :

http://www.gregoire-bernardi.com/

`
Nom : Bernardi
Prénom : Grégoire

Profession : Photographe

Posologie : Presse, mode, portrait, "people".

Précautions d'emploi : Prevoir 500mg de Guronsan entre 12h et 16h

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu