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02/12/2007

LRU : Le mouvement s'essoufle

Après deux semaines de perturbations, le campus StCharles retrouve peu à peu son calme. Débloqué mercredi puis rebloqué le lendemain, le site devrait être pleinement accessible demain matin. Vendredi, les étudiants grévistes ont adopté une nouvelle stratégie : libérer les accès au campus tout en fermant les bâtiments. Mais sous la pression de la direction de l'université, les barrages ont du être levés.

Une nouvelle assemblée générale aura cependant lieu demain, mais c'est du côté des lycées que les regards se tournent désormais.

 

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Dernières barricades devant la fac St Charles, vendredi matin.
 

La réforme du Bac Pro inquiète élèves et enseignants, bien plus que la LRU. Les manifestations de mardi et jeudi on montré une "passation" du mouvement des étudiants au lycéens, désormais largement majoritaires dans les cortèges (Près d'un millier de lycéens pour 100 à 150 étudiants à Marseille jeudi). Mais la sincèrité de ce nouveau mouvement est fragile du fait de l'implication de nombreux lycéens davantage motivés par le "spectacle" et la suspension des cours que par la lutte contre une réforme dont il ne connaissent que rarement le contenu. Ainsi, les cortèges sont presque exclusivement composés d'élèves de seconde et de première. La perspective du Bac aidant, les terminales sont peu représentées.

A l'instar des cortèges qu'ils composent durant les manifestations, ces grévistes sont imprévisibles et sujets a de fréquents débordements. On dénombre ainsi une dizaine d'interpellation depuis mardi dans les rangs des lycéens, dont 10 pour la seule journée de vendredi, suite notamment à des jets de pierres et d'oeufs sur les forces de l'ordre. Plus inquiétant, des marins-pompiers qui intervenaient vendredi matin sur un feu de container devant le lycée professionnel Camille Juillan ont été agressés par un groupe de jeunes. Quatre d'entre eux ont été légèrement blessés.

Des discussions sont en cours entre les services de police et l'Education Nationale pour faire retirer ces containers, utilisés pour bloquer les accès aux établissements et rapidement incendiés.

 

Lire également :

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CPE II, le retour ?

 

23/10/2007

Manifestation du 18 octobre : Retour en images

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Retour en images sur la manifestation marseillaise contre la réforme des régimes spéciaux de retraites. Cliquez sur la photo pour accéder à l'album. 

10/06/2006

Professionnalisation des études : Suite et fin du "grand débat"

 Attention : Version édulcorée

 

C'est sous très haute surveillance que s'est tenu, jeudi 8 Juin, au palais du Pharo (Université de la Méditerranée), le troisième et dernier volet du débat national sur l'avenir de l'université, l'une des mesures préconisées par le gouvernement suite à la crise engendrée par la loi sur l'égalité des chances l'hiver dernier.

 

Près d'une cinquantaine de policiers étaient mobilisés afin d'éviter tout nouveau débordement, suite à l'intervention d'étudiants opposés à la tenue du débat, qu'ils considèrent comme "un pas de plus vers la privatisation des universités" sur le campus StCharles (Aix-Marseille I), la semaine précédente.

Un débat axé sur la professionnalisation des études, en présence d'Alain Tricolet, président du groupe Genoyer, Jacques Cercelet, représentant de l'union patronale des Bouches du Rhône, mais également de sociologues tels que Georgie Simon-Zarea, le proviseur du Lycée Thiers, Pierre-Jean Bravo ainsi que deux élus étudiants, autour du recteur, Jean Paul de Gaudemar et d'Yvon Berland, président de l'université de la Méditerranée.

Deux élus étudiants, un bien maigre effectif pour représenter les 24 000 d'Aix-Marseille II et ceux des autres universités marseillaises, en raison, d'une part,  de mesures de sécurité dignes d'une conférence à Davos, d'autre part, du fait que cette série de débats a lieu en pleine période d'examens. Pour Thibaut, étudiant élu au CEVU de l'université de Provence, ce n'est pas un hasard "Je suis invité à un débat auquel je ne peux pas participer en raison de mes examens. Après on nous dira que tout le monde a été consulté" ajoutant que "De toute façon, c'est une mascarade, les décisions sont prises depuis longtemps".

 

 Pourtant à l'issue de cette troisième conférence, il fut d'avantage question de propositions et de souhaits plutôt que de véritables décisions :

Le souhait de voir "les règles qui régissaient l'ancien système" évoluer rapidement, tout en se félicitant de la rapide mise en place du LMD dans les universités françaises et du grand intéret des étudiants pour les filières dites "professionnalisantes" (Masters Pro, BTS...).

L'accent fut mis sur la valorisation de la formation continue, avec la multiplication des possibilités de retour à l'université après l'insertion professionnelle (notamment après la licence) et le concept de "formation tout au long de la vie" présenté par le sociologue Pierre Beret, déplorant le dicton, "bien français" selon lui, "Hors du diplôme, point de salut".

Enfin, le problème du manque de clarté des offres de formations (pourtant constatées "lisibles" par le recteur) fut soulevé avec pour proposition, la mise en place de "Projets personnels et professionnels" (préfiguration de parcours) dès le lycée.

Un constat cependant : celui du manque de compétences dites "transversales" chez les étudiants, notamment en matière de langues étrangères. "Il me parait impératif d'augmenter ces compétences là" a assuré Alain Tricolet "car aujourd'hui tout est commerce international, et ne pas parler au moins l'anglais, c'est se fermer de nombreuses portes, dont celle du groupe Genoyer".

 

Au final donc, pas de grandes avancées pour un débat mis en place "dans la précipitation après une crise sévère" selon Daniel Dufresne, vice-président du CEVU (Aix-Marseille II).

 

"Malgré une ou deux péripéties malencontreuses, le débat s'est déroulé en toute sérénité" s'est félicité Jean-Paul de Gaudemar.

Au même moment, au Tribunal de Grande Instance d'Aix en Provence,  trois étudiants venus soutenir leur camarade accusé d'avoir "molesté", la veille, un policier de la BAC, lors d'une nouvelle tentative de perturbation du débat, étaient interpellés dans le cadre de la même affaire, sur mandat du procureur, dans le hall même du tribunal.

 

Placés sous contrôle judiciaire, ils devraient être jugés le 19 juillet prochain.

 

02/06/2006

Alter-alternance à la fac

Fac StCharles, Hier :

 

Conformément aux grandes mesures préconisées par le président Chirac le 31 mars dernier, un tout aussi grand débat était organisé hier à l'université de Provence, sur le campus StCharles - qui s'était "illustré" durant la crise du CPE par près d'un mois et demi de grève - en présence du président Tordo, du recteur d'académie ainsi que d'autres "huiles" locales de l'enseignement supérieur (J.André, vice-président du CEVU, P-J.Bravo, proviseur du Lycée Thiers etc.).

 Le tout, en multiplex avec d'autres sites tels que celui d'Avignon.

 

Une parfaite organisation avec biscuits et jus d'orange à la sortie, pour ce "débat Potemkine" sur l'alternance à l'université et les voies de professionnalisation, pour lequel personne, au sein d'un public ne semblait se faire d'illusions. Il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde en cette semaine de révisions pour les étudiants du campus.

C'était sans compter sur l'intervention d'une trentaine d'étudiants, bien décidés à "mettre un terme à cette mascarade" selon les mots de l'un d'entre eux.

Ainsi, avant même que les échanges ne débutent dans l'amphi, les étudiants munis de pancartes affirmant leur refus de "la privatisation des universités" ont envahi les lieux, forçant l'assistance à quitter prématurément ce débat mort-né, après quelques échanges houleux et malgré les menaces du président Tordo de faire intervenir la police.

Bien que les organisateurs considèraient hier soir cette action comme "une petite victoire", on peut cependant regretter qu'un dialogue plus constructif n'ait pu s'amorcer entre les différentes parties, évitant ainsi de laisser planer l'image de saboteurs révolutionnaires, aussi sourds et bornés que le gourvernement contre lequel ils luttaient il y a quelques mois.

 

Celà dit, cette nouvelle preuve que les "anti-CPE" restent mobilisés malgré l'approche des vacances et des examens en agace plus d'un.

 

A commencer par le président Tordo, quelque peu contrarié de voir sa grand'messe perturbée.

Cependant... 

 

 

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 ...Malgré ses supplications...

 

 

 

 

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...Puis la manifestation de son profond désaccord... 

 

 

 

 

 

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 ...Et le fait qu'il ait sorti les griffes...

 

 

 

 

 

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 Les "envahisseurs" n'ont pas cédé !

 

 

 

 

 

 
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