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07/04/2007

Retour sur le tournage de Rmr73

Moins d'un mois après le reportage sur le tournage de la scène d'ouverture de Rmr73, le prochain film d'Olivier Marchal (Ne le dis à personne, 36, Quai des Orfèvres), j'ai de nouveau rendez-vous avec le directeur de la production pour un nouveau papier sur le film. Après le Vieux Port, l'équipe s'est installée dans un autre lieu "fort" de Marseille : l'ancienne usine de pâtes alimentaires Rivoire&Carret, qui fut, au début du XXe siècle la plus importante au monde.

Curieux décors pour un commissariat. La superbe charpente métallique de la toiture et les murs délavés ont été mis en valeur par 3 semaines de préparation. "C'est beau mais ça pisse !" tempère Marc, l'accessoiriste en poussant une flaque d'eau vers l'extérieur à l'aide d'un racloir en caoutchouc. 

L'équipe est en place dans l'usine depuis dix jours, après avoir passé une semaine dans le Lubéron. "On s'est vraiment gelés, explique Olivier Marchal, il a plu dès le début, il a donc fallu tout faire arroser par les pompiers lorsque le beau temps est revenu, et on a donc continué a se geler."

Aujourd'hui, l'équipe tourne une scène à l'accueil du commissariat avec une Olivia Bonamy péroxydée et méconnaissable.

Entre deux prises, je visite. Chaque salle a été transformée en un plateau différent. Accueil, salle de sport, bureaux somptueux (du commissaire probablement), d'autres moins somptueux, mais sous les silos à semoule, agrémentés de quelques photos d'autopsies. Morgue, avec cadavres en carton-pâte un peu raides et frigos alu, parkings avec véhicules de police "vintage",sombres couloirs "dans lesquels il se passe plein de choses"et bien d'autres décors. A l'extérieur, sur le parking, une demi-douzaine de Bentleys flambant neuves attendent sagement.

"On souhaitait en finir avec les commissariat à la noix du policier du jeudi soir. Pas de commissaire Moulin ici. Alors on s'est un peu inspirés du Hall of Justice de Mad Max 1" explique Marc.

Encore 5 jours et il faudra tout remballer, direction Paris, ou plutôt sa banlieue, pour les dernières scènes en studio (intérieurs). "Marchal voulait tout filmer a Marseille, mais la prod n'a as voulu" m'explique un technicien. Fin du tournage prévupour la mi-mai. Le film devrait quant à lui sortir entre novembre 2007 et janvier 2008. Mais déjà une bonne nouvelle annoncée par Olivier Marchal, "Le premier montage de la scène d'ouverture tournée sur la Corniche et le Vieux port est plus que satisfaisante !"

 

Les photos et informations complémentaires seront à découvrir la semaine prochaine dans La Provence et sur www.laprovence.com

09/03/2007

Rmr73, au coeur du tournage

En annonçant la veille "tous les secrets du tournage dans notre édition de demain", j'avais un peu vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

 Heureusement, la chasse s'est avérée plus facile que prévu.

Sans nouvelles de "Paris", je me suis donc rendu "à tatons" sur le tournage quelques minutes avant le bouclage du quartier, espérant trouver le directeur de la prod pour obtenir l'autorisation de reportage. "Il est par là", "Ah il peut-être encore à la cantine" etc...Mais il y a des centaines de personnes sur ce foutu plateau ! Tout le monde s'affaire à sa tâche, c'est une vraie fourmilière. En attendant l'arrivée de mon homme, j'interviewe un figurant "GIGN" histoire d'avoir un minimum à raconter en cas de refus de la prod et "d'évacuation" forcée du plateau.

Enfin, tout le monde arrive, attaché de presse compris...Et ils semblent de bonne humeur. Même l'arrivée de Patrice, le photographe, 80-200 à l'air ne les effraie pas !

 Ouf, on va pouvoir bosser tranquilement et sans se cacher. L'accueil va au delà de toutes nos espérances, puisque nous pouvons suivre au plus près le règlage des scènes et faire des photos à tout moment, même lorsque les cameras tournent ! Olivier Marchal, le réalisateur, semble quelque peu tendu voire rugueux...Mais en fait, il n'en est rien. 

"Accroché" pendant le changement de plateau, il me répond longuement. Me remerciant même d'être là. Et reviendra me parler malgré sa lourde tâche. Plutôt exceptionnel d'être si bien accueilli sur un tournage...n'est-ce pas Monsieur Besson ?..

 Daniel Auteuil a pris place dans le bus qu'il est sensé avoir détourné (scène d'ouverture du film). Vêtu très sobrement, il porte de larges lunettes teintées, une barbe plus que négligée ainsi que quelques cicatrices en maquillage (très appuyé). La courte scène mise en boite, il quitte le plateau et retourne se concentrer, aussi discrètement qu'il est arrivé. A la fin de la deuxième scène, il accepte de me parler de son rôle (même si je ne pourrai sans doute pas l'aborder dans le papier) , puis, de sa relation avec Marseille. 

"Oui, il est vraiment très cool, mais...tu marches sur des oeufs" tempère un membre de l'équipe de tournage.

Patrice, vient de faire la connaissance de Thomas, le photographe de plateau. Leica en bandoulière, il s'est assis sur une cale en bois a côté de la camera et"shoote" le plus discrètement possible la scène en train de se tourner avec des objectifs aux ouvertures impressionnantes. "Il faut se faire invisible pour ne pas gêner l'acteur pendant la scène et ne pas attirer son regard...". Pour amortir le bruit de son reflex, il l'a envoloppé dans son manteau.

"Coupez !" lance Olivier Marchal. Daniel Auteuil sort du bus, allume une cigarette puis se tourne vers Thomas. "Oooh, il a caché son petit appareil" lance-t-il taquin, tandis que le photographe, assis en contrebas arme son Leica et le cadre. "Tu m'en donneras quelques unes..."

Les cameras ont changé d'angle, le plateau est évacué.

1h du matin, l'équipe attaque la 4ème scène de la soirée. La nuit sera encore longue, mais à 6h, tout devra être tourné et le matériel rangé.

 

A défaut d'illustration ici, les photos de Patrice (de toute façon superbes) sont en ligne sur www.laprovence.com

07/03/2007

Olivier marchal en tournage sur le Vieux port

Deuxième nuit de tournage sur le Vieux-port pour Olivier Marchal et son prochain "Rmr73". Camions blindés siglés GIPN, bentleys au nom du SRPJ, grues, ballon gonflé à l'hélium et figurants en armes vont à nouveau reprendre du service jusqu'à l'aube sous la direction du réalisateur de 36 Quai des Orfèvres avec en tête d'affiche Daniel Auteuil.

Objectif de la soirée : caler et effectuer un reportage pour vendredi. Le papier est déjà en page et les colonnes béantes attendent d'être noircies. La tâche du photographe de permanence ce soir risque d'être ardue...surtout si je n'obtiens pas d'accord de la production, car la photo devra s'étendre sur 3 colonnes (largeur) et surtout, il fait nuit (et pleut même de temps à autre).

Rivé au téléphone, j'attends le retour de la prod avec, espérons-le, son feu vert. Mais quelque soit la couleur, il faudra y aller et boucler le papier.  

A suivre....

 

 

05/06/2006

War Photographer

 Son nom est James, James Nachtwey, et bien qu'il soit peu prononçable, il désigne sans doute le plus grand photographe de guerre actuel. De la Bosnie au Rwanda, des décombres des tours jumelles à ceux des villes irakiennes -où il a été blessé en 2004, pour la énième fois - ses objectifs ont couvert tous les conflits et évènements majeurs de ces 25 dernières années.

 

C'est cet homme exceptionnel, avec le bon goût d'avoir su rester en vie jusqu'à présent, que le réalisateur et essayiste Christian Frei a suivi durant deux années, caméra à l'épaule mais également sur les boitiers (argentiques), permettant via un astucieux dispositif de se glisser dans l'oeil du photographe avec une vue légèrement décentrée, sur le sujet et le déclencheur, livrant 96 minutes de pur chef-d'oeuvre documentaire.

 

Le portrait d'un homme marqué par les blessures et maladies rapportées avec ses images, mais surtout par 20 ans d'horreur au quotidien, affrontée avec un sang-froid déconcertant, assorti d'un perfectionnisme s'étendant de sa coupe impeccable en toutes circonstances, aux  longues heures de tirage en laboratoire.
 

 

Nominé aux oscars en 2002 et récompensé de multiples fois, War photographer est désormais disponible en DVD aux éditions Montparnasse http://www.editionsmontparnasse.fr

 

 

Pour plus d'informations sur James Nachtwey et le film de Christian Frei :

 

 

 http://www.war-photographer.com/

 

 

 

28/05/2006

Il faut sauver le soldat Rachid

Beaucoup de bruit ces derniers jours autour du Film Indigènes de Rachid Bouchareb consacré au rôle des soldats issus des colonnies françaises durant la Libération.

Une bien belle idée avec de bien beaux sentiments en apparence mais surtout l'occasion de mettre en avant l'oubli honteux dans lequel sont tombés ces troupes. 

 

 Maintenant dans la forme...le doute a sa place...

 

 Tous les ingrédients semblent réunis pour commettre un Joyeux Noel 2.

 - De l'amitié entre les peuples

- De la morale

- Des bons sentiments

- Des comiques dans des rôles "sérieux"

- Des airs Spielbergiens (sans le budget)

- Une affiche de parodie

 

Mais  surtout, LA grande interrogation :

Jamel, n'ayant qu'un bras fonctionnel, peut-il être crédible en soldat ?..

 

Bref, une affaire qui s'annonce mal... 

 

 

 

 

 
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