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18/11/2007

LRU : anti-blocage et apolitisme

Politique : adj. (gr. politikos, de polis, ville) Relatif à l'organisation du pouvoir dans l'Etat, à son exercice. (Larousse)

 

Les "anti-blocage"

Bien que le gros des troupes soit versatile, l'intervention d'enseignants-chercheurs, voire de membres de la direction de l'université en AG pour dénoncer la LRU rassure les indécis et entraîne une certaine indulgence vis-à-vis des étudiants les plus impliqués. Mais une minorité persiste à s'opposer, parfois jusqu'à l'humiliation, tels ces 3 étudiants, membres de l'UNI ("La droite universitaire") intervenus contre la grève lors de l'AG de St-Charles, jeudi dernier et dont les arguments ont été démontés point par point par un maître de conférence. Cette opposition active (notamment sur internet) mais peu représentée peine parfois à s'identifier*, se faisant passer dans un premier temps pour "des étudiants apolitiques qui veulent simplement retourner en cours". Apolitique. Le détail est récurrent.

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Trois étudiants ont manifesté leur opposition à la grève jeudi en AG

 

Dernier exemple en date, posté hier soir sur le site de LaProvence.com :

Rendez-vous à 11H sur la place de la mairie d'aix en provence pour un sit-in apolitique et non violent pour que nous puissions nous faire entendre afin de retourner le plus vite en cours. * Thème : La reprise des cours! * Matériel recommandé: livres, block-notes, profs, cahiers, etc. ainsi que des habits blancs (tee-shirt, bandeaux...) Venez nombreux pour que nous puissions nous faire enfin entendre! Pour des raisons pratiques, merci de nous confirmer sur facebook votre présence.

 

Note : Pour les "raisons pratiques", consulter également LaProvence.com

 

Liberté chérie

Dans le même registre, l'association Liberté Chérie qui à Marseille, avait connu son heure de gloire au plus fort de la grève de la RTM en 2005 refait très opportunément surface un soir de grève dans les transports. Mercredi, deux militants en chemises tractaient malgré le mistral sur le parvis de gare Saint Charles. "Non au chantage des syndicats ! Oui aux réformes !" pouvait-on lire sur les tracts. Ici encore l'argument principal de ces deux étudiants en droit (une fois n'est pas coutûme) pour justifier la sincérité de leur engagement était l'apolitisme...tout en se revendiquant libéraux. Etonnant, de la part de membres d'une association fondée par Edouard Fillias, candidat mort-né du parti ultra-libéral Alternative libérale - faute d'un nombre de parrainages suffisant - lors des présidentielles de 2007.

 

 

L'engagement presque "suicidaire" de ces individus toujours très peu nombreux sur le terrain et peu armés face aux critiques renforce leurs adversaires plus qu'il ne les atteint. Les indécis y décèlent parfois une tentative de manipulation et se rallient aux grévistes, en apparence plus sincères que ces "apolitiques" dont l'engagement demeure bien étonnant pour des individus qui se prétendent si peu intéressés par la vie de la cité...

 

*Les ruses vont également bon train chez les grévistes. On pouvait ainsi remarquer jeudi les interventions en AG d'une militante active du mouvement local intallée parmis les autres étudiants dans les gradins, à l'écart autres "actifs".

 

Lire également :

LRU : Prudence et consensus à Aix-Marseille I

LRU : le point sur la mobilisation à Aix-Marseille I

CPE II, le retour ?

 

16/11/2007

LRU : Prudence et consensus à Aix-Marseille I

Près de 400 étudiants se sont rassemblés hier dans le "grand amphi" de la fac St Charles, à Marseille pour débattre de la loi relative aux universités (LRU) et voter la grève ainsi que ses modalités.  4f16d4f9fe2c773c755a36f94134137c.jpg

 

Au terme de près de 4h de débats d'un calme relatif mais remarquable (et inversement), les étudiants ont adopté "le principe de la grève" pour la troisième fois sans que le blocage n'entre à l'ordre du jour, galvanisés par l'annonce de la réoccupation du site d'Aix en Provence (qui s'avèrera très éphémère).

 

Les mesures se sont toutefois précisées :

 

  •   La "libre circulation des personnels" a été adoptée, garantissant l'accès au campus au chercheurs et à l'ensemble des personnels en cas de blocage (bien qu'il n'en soit "pas encore question"...)
  •   La réouverture du site de Schumann à Aix (fac de lettre et sciences humaines), fermée administrativement suite à son occupation depuis vendredi dernier.
  •   La "banalisation des cours" : suspension des cours jusqu'à mardi afin de "préparer la grande journée de mobilisation"


Méfiez-vous des contrefaçons

Bien que l'AG s'annonce "souveraine", la banalisation des cours ne pouvait  être effective qu'avec l'aval de la présidence de l'université (qui l'avait refusée la veille). Mais qu'importe, une délégation s'est tout de même rendue à la direction afin de faire valoir la décision de l'AG...avec un succès partiel. En cas de refus, la riposte n'était pas définie. Heureusement pour les grévistes, quelques heures de banalisation ont été obtenues jusqu'à lundi. Bien loin cependant de ce qui était demandé.

 

Depêche 

Le vote en faveur de la suspension des cours est effectué. Si les journalistes sont nombreux dans l'amphi, la plupart sont photographes ou cameraman et les rédacteurs se font rares. Parmi eux, un correspondant de l'AFP annonce dans une dépêche en fin d'après-midi la "suspension des cours jusqu'au 20 votée à Saint Charles". L'assurance des étudiants a payé. Alors que les grévistes tentent d'obtenir une banalisation des cours à coups de bluff, journaux et sites web reprennent déjà la dépêche de l'AFP, annonçant une "suspension des cours à l'université" et autres interprétations a paraître demain pour celles qui n'aurontpar été corrigées à temps. Au final, seules quelques heures de banalisation seront consenties.

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Vote du "principe de grève", hier à l'Université de Provence 

 

 

Poings liés

Une nouvelle fois, l'AG a adopté des mesures "théoriques", soumettant au vote des questions peu propices aux désaccords et posant des ultimatums sans préciser les menaces. Le calme des débats (sans commune mesure avec ce que l'on pouvoir voir à Aix la semaine dernière) s'explique avant tout par l'étonnante modération des leaders du mouvement à Marseille. Ils l'ont bien compris, un blocage est la meilleure façon de tuer le mouvement en dressant dos à dos les étudiants. L'opposition actuelle, constituée hier de trois militants (sic) de l'UNI (syndicat étudiant de droite) bardés d'autocollants "stop à la grève" fédère plus qu'elle ne divise chez les indécis. Mais les débats restent très "conceptuels", rien de concret n'est décidé, hormis quelques "débrayages d'amphis". On aborde les points qui rassemblent en évitant ceux qui fâchent, les "actions concrètes", blocages etc. car il suffit de les effleurer pour s'apercevoir qu'ils divisent beaucoup plus qu'en 2006. Et une bonne partie des "anti-LRU" semble prête a faire volte-face sans états-d'âme en cas de blocage.

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Un militant de l'UNI, opposé à la grève

 

Cheminots 

Le rapprochement avec les cheminots, jusqu'à avant-hier confidentiel (aucun étudiant n'a participé à la manifestation du 14/11) et limité à des échanges officieux s'est illustré hier par l'intervention en AG d'un représentant de la CGT-rail en grève afin d'expliquer leur mouvement et sa reconduction. La perspective "d'organiser ensemble" le mouvement à l'avenir a été ouvertement abordée.

 

 

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Etudiants et personnels ont participé aux débats durant 4h.

 

Le mouvement anti-LRU marseillais monte très lentement en puissance, mais demeure pour l'instant très fragile. Excepté un noyau "dur" de "vétérans anti-CPE" (tout au plus une quarantaine d'étudiants) le gros des troupes est versatile. S'il peut devenir décisif prochainement en cas de renforcement du mouvement, il contraint pour l'instant les "actifs" à la prudence et freine la concrétisation de la grève (occupations, blocages de campus, gares etc.) malgré des conditions favorables (grève dans les transports, médiatisation, inflexibilité du gouvernement...). Aujourd'hui, le point décisif demeure plus que jamais la journée du 20 novembre, point de jauge de la mobilisation qui pourrait précipiter le mouvement.

 

Lire également :

LRU : le point sur la mobilisation à Aix-Marseille I

CPE II, le retour ?

Retour sur : 

Gare StCharles : Instants d'occupation

 

 

 

 

 

12/11/2007

LRU : le point sur la mobilisation à Aix-Marseille I

Sur la forme, la situation est identique à lundi dernier : La fac d'Aix est à nouveau fermée administrativement et une assemblée générale est organisée sur le site de Saint Charles (Marseille).

 

Tandis que le vice-président faisait les cent pas sur son balcon, l'AG étudiante a réuni cet après-midi près de 500 personnes dans un amphi de 300 places. Une nouvelle fois, le principe de la grève a été voté mais pas le blocage, toujours pas à l'ordre du jour. 

Les leaders du désormais mouvement anti-LRU, "vétérans" du CPE à près de 100%, tentent d'y aller "en douceur" cette fois. "Les facs du Nord et même Aix y sont allées trop fort et trop vite" explique un étudiant. Le mouvement ici, plus modéré, du moins plus prudent, a du mal à suivre la surenchère.

...Ce qui lui a cependant permis d'éviter l'évacuation par la police. Une mesure redoutée pour les uns, presque espérée pour d'autres "à chaque fois que les CRS interviennent, le mouvement se durcit !" On notait ainsi cet après-midi la présence d'étudiants aixois. D'autres ont préféré se rassembler devant les grilles de la fac fermée et défiler jusqu'au rectorat pour protester.

Une AG devrait se ternir demain, devant le campus d'Aix. Quant à Saint Charles, il sera de nouveau investi jeudi pour de nouveaux votes et débats, dont parmi les premiers, celui sur les médias.

"Qui est pour que les médias quittent l'amphi ?" fut ainsi la première question - dont on appréciera la tournure - soumise au vote de l'assistance. La méfiance envers "les médias" ne s'est pas estompée depuis 2006 et on assiste aux mêmes scènes absurdes à l'entrée des amphis lorsqu'une caméra pointe son nez.

 

Pas de blocages donc, mais un début d'organisation sous forme de commissions aux noms invariables d'un mouvement à l'autre : visibilité (tractage), presse ("les médias"), relations extérieures (traitement de l'autisme ?) et autres.

Près de 250 étudiants auraient décidé de faire grève, c'est à dire de participer à la mobilisation sans aller en cours. D'où l'intéret du blocage pour eux.

 

 Parmi les concepts ressortis des cartons, celui de la "convergence des luttes" fait débat. L'idée principale actuellement serait de se rapprocher du mouvement des cheminots, qui débutera demain soir à 20h. Mais les revendications étant différents, les craintes de voir un corps effacer l'autre rend les rapprochements un peu frileux. Ainsi l'appel au blocage de gares lancé par la coordination étudiante de Rennes ce week-end ne sera pas entendu demain par les étudiants en grève d'Aix-Marseille I et les éventuels rassemblements annoncés mercredi ne devraient pas avoir lieu.

 

La "grande manifestation" du 20 novembre fait cependant figure de date-clé, au delà de laquelle la situation, pour l'heure assez instable, pourrait se précipiter vers un blocage ou la fin du mouvement par un rapide essoufflement.

 

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L'objectif semble actuellement de mobiliser en douceur pour la manifestation unitaire du 20 novembre. 

 

07/11/2007

CPE II, le retour ?

Depuis quelques jours, la grogne s'intensifie dans les facs. Parmi elles, l'université Aix-Marseille I truste les gros titres. Hier, en fin d'après-midi, les dépêches tombaient, annonçant grèves voire blocages votés par les assemblées générales d'étudiants et de personnels.

A Aix, le "principe de la grève" et l'établissement d'un "barrage filtrant" ont été adoptés par la majorité des quelque 450 étudiants réunis mardi sur le site de Schumann (fac de lettres) mais le blocage n'était pas encore à l'ordre du jour. Le site de Saint Charles, à Marseille à connu lundi sa première assemblée générale - la fac d'Aix ayant été fermée administrativement pendant plusieurs jours "pour raison de sécurité". Mais partout, le lexique du CPE ressort des cartons.  Mercredi (07/11) les étudiants d'Aix ont finalement voté le blocage lors d'une AG qui a réuni près de 900 personnes. En début de soirée on comptait 10 facs bloquées sur 85.

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Les "techniques" de blocage font partie des savoirs qui se transmettent invariablement.

 

 Deux ans après la crise (qui avait duré plus de deux mois à Marseille) quelles sont les forces en présence ?

Côté direction de l'Université, le président Paul Tordo qui avait essuyé tant bien que mal la grève en 2006 a cédé sa place à Jean-Paul Caverni l'année dernière. Ce dernier a tenté "un coup de force" le 31 octobre en fermant administrativement le site d'Aix suite a un incident avec des étudiants qui organisaient un "barrage filtrant". Un acte qui ne laisse aucun doute côté étudiant, "Le nouveau président veut faire ses preuves, montrer qu'il ne se laissera pas faire".

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Le campus Saint Charles en 2006

 

 

Côté étudiant, justement. Les militants sont-ils les mêmes qu'en 2006 ?

On pouvait s'attendre à de profonds changements deux ans après le CPE, dus à la progression dans les cursus, les cycles universitaires etc. Mais a priori, il n'en est rien. La plupart des leaders locaux de 2006 semblent avoir repris du service, particulièrement les militants qui se revendiquent de partis politiques (JC, JCR...). Sud Etudiant, largement majoritaire sur le site de Saint Charles en 2006 semble pour l'instant peu actif. Le syndicat étudiant pourrait pâtir du "renouvellement des têtes" au profit de l'Unef.

Quant aux militants lycéens anti-CPE, un certain nombre serait désormais actif en fac de lettres à Aix, mais rien n'indique qu'il en soit de même à Marseille. Les probables évènements à venir dans le cadre du mouvement naissant pourraient cependant réveiller quelques vocations.

 

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Occupation d'amphi à Marseille pendant le mouvement anti-CPE 

Tous les ingrédients semblent réunis pour provoquer un mouvement d'ampleur, au cours duquel le sigle LRU (loi relative aux universtés) est appelé à devenir aussi célèbre que CPE (Contrat première embauche). Si certains personnels craignent aujourd'hui à demi-mot un "nouveau CPE", le précédent est suffisamment récent pour permettre au gouvernement ainsi qu'aux présidents d'universités d'en tirer des leçons afin d'éviter la crise.

Mais les premières mesures (fermetures administratives) apparaissent peu "encourageantes" au vu de leurs résultats.

 

Publié initialement le 07/11/07 à 10h00. Mis à jour à 23h55.

 

10/06/2006

Professionnalisation des études : Suite et fin du "grand débat"

 Attention : Version édulcorée

 

C'est sous très haute surveillance que s'est tenu, jeudi 8 Juin, au palais du Pharo (Université de la Méditerranée), le troisième et dernier volet du débat national sur l'avenir de l'université, l'une des mesures préconisées par le gouvernement suite à la crise engendrée par la loi sur l'égalité des chances l'hiver dernier.

 

Près d'une cinquantaine de policiers étaient mobilisés afin d'éviter tout nouveau débordement, suite à l'intervention d'étudiants opposés à la tenue du débat, qu'ils considèrent comme "un pas de plus vers la privatisation des universités" sur le campus StCharles (Aix-Marseille I), la semaine précédente.

Un débat axé sur la professionnalisation des études, en présence d'Alain Tricolet, président du groupe Genoyer, Jacques Cercelet, représentant de l'union patronale des Bouches du Rhône, mais également de sociologues tels que Georgie Simon-Zarea, le proviseur du Lycée Thiers, Pierre-Jean Bravo ainsi que deux élus étudiants, autour du recteur, Jean Paul de Gaudemar et d'Yvon Berland, président de l'université de la Méditerranée.

Deux élus étudiants, un bien maigre effectif pour représenter les 24 000 d'Aix-Marseille II et ceux des autres universités marseillaises, en raison, d'une part,  de mesures de sécurité dignes d'une conférence à Davos, d'autre part, du fait que cette série de débats a lieu en pleine période d'examens. Pour Thibaut, étudiant élu au CEVU de l'université de Provence, ce n'est pas un hasard "Je suis invité à un débat auquel je ne peux pas participer en raison de mes examens. Après on nous dira que tout le monde a été consulté" ajoutant que "De toute façon, c'est une mascarade, les décisions sont prises depuis longtemps".

 

 Pourtant à l'issue de cette troisième conférence, il fut d'avantage question de propositions et de souhaits plutôt que de véritables décisions :

Le souhait de voir "les règles qui régissaient l'ancien système" évoluer rapidement, tout en se félicitant de la rapide mise en place du LMD dans les universités françaises et du grand intéret des étudiants pour les filières dites "professionnalisantes" (Masters Pro, BTS...).

L'accent fut mis sur la valorisation de la formation continue, avec la multiplication des possibilités de retour à l'université après l'insertion professionnelle (notamment après la licence) et le concept de "formation tout au long de la vie" présenté par le sociologue Pierre Beret, déplorant le dicton, "bien français" selon lui, "Hors du diplôme, point de salut".

Enfin, le problème du manque de clarté des offres de formations (pourtant constatées "lisibles" par le recteur) fut soulevé avec pour proposition, la mise en place de "Projets personnels et professionnels" (préfiguration de parcours) dès le lycée.

Un constat cependant : celui du manque de compétences dites "transversales" chez les étudiants, notamment en matière de langues étrangères. "Il me parait impératif d'augmenter ces compétences là" a assuré Alain Tricolet "car aujourd'hui tout est commerce international, et ne pas parler au moins l'anglais, c'est se fermer de nombreuses portes, dont celle du groupe Genoyer".

 

Au final donc, pas de grandes avancées pour un débat mis en place "dans la précipitation après une crise sévère" selon Daniel Dufresne, vice-président du CEVU (Aix-Marseille II).

 

"Malgré une ou deux péripéties malencontreuses, le débat s'est déroulé en toute sérénité" s'est félicité Jean-Paul de Gaudemar.

Au même moment, au Tribunal de Grande Instance d'Aix en Provence,  trois étudiants venus soutenir leur camarade accusé d'avoir "molesté", la veille, un policier de la BAC, lors d'une nouvelle tentative de perturbation du débat, étaient interpellés dans le cadre de la même affaire, sur mandat du procureur, dans le hall même du tribunal.

 

Placés sous contrôle judiciaire, ils devraient être jugés le 19 juillet prochain.

 

02/06/2006

Alter-alternance à la fac

Fac StCharles, Hier :

 

Conformément aux grandes mesures préconisées par le président Chirac le 31 mars dernier, un tout aussi grand débat était organisé hier à l'université de Provence, sur le campus StCharles - qui s'était "illustré" durant la crise du CPE par près d'un mois et demi de grève - en présence du président Tordo, du recteur d'académie ainsi que d'autres "huiles" locales de l'enseignement supérieur (J.André, vice-président du CEVU, P-J.Bravo, proviseur du Lycée Thiers etc.).

 Le tout, en multiplex avec d'autres sites tels que celui d'Avignon.

 

Une parfaite organisation avec biscuits et jus d'orange à la sortie, pour ce "débat Potemkine" sur l'alternance à l'université et les voies de professionnalisation, pour lequel personne, au sein d'un public ne semblait se faire d'illusions. Il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde en cette semaine de révisions pour les étudiants du campus.

C'était sans compter sur l'intervention d'une trentaine d'étudiants, bien décidés à "mettre un terme à cette mascarade" selon les mots de l'un d'entre eux.

Ainsi, avant même que les échanges ne débutent dans l'amphi, les étudiants munis de pancartes affirmant leur refus de "la privatisation des universités" ont envahi les lieux, forçant l'assistance à quitter prématurément ce débat mort-né, après quelques échanges houleux et malgré les menaces du président Tordo de faire intervenir la police.

Bien que les organisateurs considèraient hier soir cette action comme "une petite victoire", on peut cependant regretter qu'un dialogue plus constructif n'ait pu s'amorcer entre les différentes parties, évitant ainsi de laisser planer l'image de saboteurs révolutionnaires, aussi sourds et bornés que le gourvernement contre lequel ils luttaient il y a quelques mois.

 

Celà dit, cette nouvelle preuve que les "anti-CPE" restent mobilisés malgré l'approche des vacances et des examens en agace plus d'un.

 

A commencer par le président Tordo, quelque peu contrarié de voir sa grand'messe perturbée.

Cependant... 

 

 

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 ...Malgré ses supplications...

 

 

 

 

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...Puis la manifestation de son profond désaccord... 

 

 

 

 

 

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 ...Et le fait qu'il ait sorti les griffes...

 

 

 

 

 

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 Les "envahisseurs" n'ont pas cédé !

 

 

 

 

 

 
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