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21/06/2006

La "renaissance" marseillaise fait 34 nouvelles victimes

Une bien mauvaise nouvelle attendait, cet après-midi, les quelques Chibanis venus entendre le verdict du tribunal de grande instance concernant leur expulsion. La justice donne un mois aux occupants pour quitter leur logement, un hôtel meublé situé dans le 8ème arrrondissement, sous peine d'une astreinte de 300 euros par personne et par jour, passé ledit délai.



Encouragés par l’état à venir travailler en France, ces algériens étaient installés dans le quartier depuis leur arrivée, au milieu des années soixante. Ils participèrent à la construction du metro et de nombreux autres aménagements, auxquels la ville doit aujourd'hui, sa relative "bonne santé".

N’étant désormais plus en âge de travailler et parfois invalides, les voilà devenus gênants.

En Mai 2004, l’immeuble loué par 34 de ces anciens travailleurs était acheté « vide » par la société « Marseille aménagement», dirigée par Jean-Claude Gaudin. Le propriétaire ayant pris le soin de remettre, en Avril, des avis d’expulsion à chacun des occupants, leur signifiant qu’ils avaient jusqu’au 1er Mai pour quitter les lieux. Depuis, l’affaire était entre les mains de la justice.



À la sortie du tribunal, Michel Pirrottina, président de l'association "Le Rouet à Coeur Ouvert", s’indigne « Le tribunal est avec Gaudin, il met 34 personnes à la rue. C’est ça l’immigration choisie ! » Car ce qui choque ici, c’est bien l’absence de solution de relogement pour ces hommes. « Nous avons toujours travaillé et payé nos factures, voilà qu’on nous met dehors tout à coup, sans rien nous proposer d’autre » ajoute l’un deux, écoeuré.



Devant cette décision « totalement négative » et après examen de l’ordonnance, Chibanis et associations de soutien devraient faire appel.

 

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Réunis près de leur immeuble, les Chibanis, écoeurés, écoutent les explications de M.Pirrottina à propos du verdict.

20/06/2006

Journée de grogne pour le personnel des hôpitaux de Marseille

Alors qu’un rassemblement était organisé ce matin par la CGT devant les grilles du Parc Chanot (où se tenait le salon « Entreprise 13 à Cœur » ) pour protester contre les « atteintes portées au service public en général et à la protection sociale », une quarantaine de personnes du collectif santé des quartiers Nord, comprenant divers représentants du personnel hospitalier ainsi que de la CPCAM (caisse d’assurance maladie) tenaient une conférence de presse face à la préfecture.

Venu en soutien, Frédéric Dutoit, député-maire du secteur, arborait l’écharpe tricolore, comme un ultime message adressé au préfet, auprès duquel il tentait, en vain, d’obtenir un rendez-vous depuis le 12 Mai dernier. 

 

Au programme de cette conférence, il est vrai, quelque peu boudée par les journalistes, « Dénoncer les mensonges, rétablir les vérités et faire découvrir ce que l’on nous cache » à propos de la protection sociale.

Soit autant d’ambitieux objectifs auxquels venaient s’ajouter la dénonciation des atteintes actuelles, un point sur l’ampleur des dégâts ainsi que sur les exigences du collectif en vue rétablir la situation.

 

Soyons clairs, si vous n’étiez pas sur la place Felix Barret ce matin, pas d’inquiétude, ce programme, bien qu’alléchant, ne cachait pas la révélation de l’année mais plutôt une piqûre de rappel : Diminution des effectifs et des moyens financiers, détérioration des conditions de travail etc.

 

Les personnels engagés gardent un objectif : reconquérir la protection sociale. Dénonçant « un système de santé à plusieurs vitesses », ils protestent également contre le « plan hôpital 2007 », prévoyant un financement à partir des recettes prévisibles, selon les tarifs évalués au niveau national. 

 

Malgré une mobilisation modérée pour ce premier rendez-vous - d'ailleurs remarquablement organisé - l’optimiste reste de rigueur au sein du collectif.

« L’action continue et ce n’est qu’un début »  a assuré en conclusion Mme Dicristo, déléguée  du personnel à la CPCAM.

 

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Un rendez-vous solennel en présence de F.Dutoit, député-maire du secteur,ce matin devant la préfecture.

19/06/2006

Sombres mines face au renflouement de la CMR

Près de 70 salariés de la Compagnie Marseillaise de Réparation (CMR) manifestaient cet après-midi devant le tribunal de commerce, inquiets pour leur emploi et le sort de la réparation navale à Marseille. Après une période d’observation de 6 mois, les magistrats devaient statuer sur l’avenir de l’entreprise, placée en redressement depuis les 31 Novembre dernier.

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Inutile de préciser qu’ici, la réparation navale est une activité aussi traditionnelle que les mouvements sociaux qu’elle engendre. C’est d’ailleurs deux semaines de grève assorties d’un blocage du port autonome qui, en septembre 2005 avaient scellé le sort de l’entreprise.
Son coût, estimé à 1 million d’euros, venant s’ajouter aux 3,5 millions d’aides accordées par l’état en 2002 que, suite à une décision ultérieure de la commission européenne, la compagnie devait rembourser.

A la condition d’une période de location exclusive pour 20 années, de deux cales sèches, l’Union Navale de Barcelone s’engage à reprendre la CMR dès le 15 septembre prochain.


Pour Marc Laye, délégué CGT, cette reprise devrait permettre aux 120 employés que compte la compagnie d’échapper au chômage, oubliant cependant que plus de la moitié pourraient bénéficier d’une retraite anticipée dans le cadre du plan amiante. « Cette reprise est une manoeuvre purement tactique, faite par des gens qui achètent tout mais ne paient rien .» regrette-t-il, interrompu par les pétards et cornes de brume utilisés par ses collègues sous les fenêtres de la salle d’audience.


A l’issue de deux heures de négociations, le président a finalement décidé de reporter la date de la reprise par le groupe espagnol.

Malgré le risque que représente cette décision, les salariés restent confiants, car tous le savent, en cas d’échec « l’été pourrait être très chaud sur le port de Marseille…»

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18/06/2006

Sans-papiers : les enfants dans l'attente

Les sans-papiers installées au centre diocèsain Le mistral depuis quelques semaines, attendent toujours leur régularisation.

Au sein de ces familles figurent de nombreux enfants, coeur des préoccupations du Réseau Education Sans Frontières (RESF), l'une des nombreuses associations venues soutenir le mouvement.

 

Le point, en images, sur la situation.

 

 

 

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Une fillette tire sur le ruban de signalisation installé
par le personnel du diocèse afin de délimiter le campement.
 
 
 
 
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Malgré les difficultés quotidiennes, les enfants gardent le sourire 
 
 
 
 
 
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 Ici aussi, le mondial fait rêver
 
 
 
 
 
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  La varicelle sévit chez les plus jeunes. Un souci parmi tant d'autres.

 

 

16/06/2006

Salon des mairies : le flop

Hier prenait fin la première édition du salon des mairies et de l'économie sociale et solidaire en région PACA, organisée au parc Chanot les 14 et 15 Juin.


Au programme, un séminaire animé par des élus, chercheurs et acteurs de l'économie sociale, comprenant des conférences, débats et ateliers, mais également 115 exposants venus présenter de nouveaux produits et services destinés aux collectivités locales.
L'ensemble étant axé sur le thème "l'économie sociale et le développement local".

Mais après une visite approfondie, il faut se rendre à l'évidence : ce salon n'a pas attiré les foules, loin de là.
Tout au long des allées désespérément désertes de l'immense Hall 3 qui abrite le salon, les exposants font grise mine.
"La fréquentation est proche de 0" regrette-t-on au stand de Suez.

A l'accueil, les hôtesses, d'ordinaire réservées, désespèrent devant des portes qui, bien que laissées grandes ouvertes, ne laissent entrer personne. "C'est quand même un peu mieux qu'hier, précise l'une d'elles sans quitter l'entrée des yeux, l'information est mal passée."


Malgré l'échec de ce premier rendez-vous boudé par le public, tous espèrent que la deuxième (seconde ?) édition du salon, prévue l'année prochaine, rencontrera d'avantage de succès.

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Les allées désertes désespèrent les participants de ce premier salon

15/06/2006

Les douaniers crient halte aux restructurations

En début de matinée, répondant à l’appel de l’intersyndicale CGT/FO/CFDT, une quarantaine de douaniers ont bloqué l’accès aux locaux de leur direction régionale, avenue Robert Schuman (2ème arr.) alors qu'un groupe de travail devait se réunir aujourd'hui à Paris pour aborder la réforme du service.
Au même moment, l’aéroport de Marignane ainsi que Port Saint-Louis étaient bloqués par plusieurs dizaines de leurs collègues.

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Les douaniers manifestaient ce matin devant leur direction régionale


« Depuis 1993, nous subissons restructuration sur restructuration, explique Frédéric Michel, délégué FO, ça devient traumatisant. »

Ce nouveau plan devrait concerner 650 agents de contrôle, dont 30 à la direction régionale.
Des suppressions d’effectifs susceptibles d’entraîner de fâcheuses conséquences sur la protection des consommateurs « aux yeux du public, nous sommes là pour saisir des cartouches de cigarettes aux frontières. C’est un aspect mineur de notre travail. Lorsque des sièges-auto pour enfants contrefaits sont saisis, c’est un risque très grave qui est écarté » explique un agent. « On réduit les effectifs comme s’il n’y avait plus de travail pour les douanes !» s’insurge Annie, déléguée CGT.

Pourtant, le rapport d’activité 2005 de la direction interrégionale de Méditerranée indique nettement le contraire :
Avec près de 4,5 milliards d’euros, les recettes recouvrées par les différents services des douanes ont progressé de 4,68%.
Sur l’année, plus de 16 tonnes de drogue ont été saisies et 1200 affaires de contrefaçons traitées auxquelles s’ajoutent plus d’un millier infractions constatées en opérations commerciales. Parallèlement les unités aéro-maritimes ont permis l’identification de 5719 navires et le sauvetage en mer de 79 personnes.

Des chiffres qui inquiètent les douaniers « On nous demande d’être de plus en plus performants face à des affaires de plus en plus nombreuses, mais de moins en moins de moyens nous sont alloués ! » , explique l’un d’entre eux.

Venu en soutien, Jean-Paul Nostriano, adjoint au maire (PC) du 2ème secteur, s’étonne « Nous avons un cowboy au ministère de l’intérieur qui prétend assurer la sécurité, mais dans les faits, on ponctionne les services de leurs effectifs [Les douanes dépendent du ministère de l’économie et des finances. NDLR]. Marseille est une ville de trafic et de trafics, c’est pourquoi les contrôles sont nécessaires.»


Pour des raisons de coût, les douaniers marseillais n’ont pas envoyé de délégation à Paris - où l’on comptait déjà 150 manifestants devant la direction générale à 9h30 - préférant se réunir localement pour donner plus d’ampleur à un mouvement de grève qu’ils espèrent plus efficace que les propositions de discussion faites par la direction. Jugées « stériles » par Roger Marteau, délégué CFDT, ces réformes seraient prêtes en interne depuis plus de 5 ans.

 
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