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11/06/2006

Les étudiants interpellés à Aix remis en liberté jusqu'à leur procès

Soulagement Vendredi,  aux abords du tribunal de grande instance d'Aix en Provence après l'annonce, en fin d'après-midi, de la libération des quatres étudiants interpellés les 7 et 8 Juin derniers.

 

Soupçonnés d'avoir molesté un policier de la BAC, lors d'une altercation à la fac de droit alors qu'ils tentaient de perturber le deuxième volet du débat sur l'avenir de l'université, ils étaient depuis, placés en garde à vue.

Craignant leur placement en détention jusqu'au procès, près de 150 étudiants et militants syndicaux (SUD, Solidaires, FSU, CGT...) étaient venus les soutenir, installés pour l'après-midi dans la cours et le jardin du tribunal. A l'extérieur, une vingtaine de policiers en tenues anti-émeutes se tenaient en position pour parer à toute éventualité.

C'est que, au sein du groupe de soutien, la colère est grande "On est persuadés que c'était un traquenard" assure un militant de SUD, citant un policier, lors de la première interpellation "Vous, vous êtes des meneurs, on vous parlera après".

N'ayant pu arrêter les militants ciblés le 8 Juin, du fait de la "compacité du groupe", les policiers auraient donc attendu le lendemain, et le premier rassemblement de soutien devant le tribunal, pour procéder au trois autres interpellations, cette fois, mandatés par le procureur. Ce dernier, jugeant que de nouvelles "pièces" venaient d'être ajoutées au dossier, a donc reporté la comparution au lendemain, vendredi 9 Juin.

 

Après plus d'une heure de comparution et la crainte de voir repartir le camion cellulaire en direction de la maison d'arrêt de Luynes,  le tribunal a finalement décidé de la remise en liberté sous contrôle judiciaire des quatre prévenus jusqu'à leur procès, fixé au 19 juillet prochain.

 

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Soulagement à la sortie du tribunal, après la libération des étudiants. Flo.

 

10/06/2006

Professionnalisation des études : Suite et fin du "grand débat"

 Attention : Version édulcorée

 

C'est sous très haute surveillance que s'est tenu, jeudi 8 Juin, au palais du Pharo (Université de la Méditerranée), le troisième et dernier volet du débat national sur l'avenir de l'université, l'une des mesures préconisées par le gouvernement suite à la crise engendrée par la loi sur l'égalité des chances l'hiver dernier.

 

Près d'une cinquantaine de policiers étaient mobilisés afin d'éviter tout nouveau débordement, suite à l'intervention d'étudiants opposés à la tenue du débat, qu'ils considèrent comme "un pas de plus vers la privatisation des universités" sur le campus StCharles (Aix-Marseille I), la semaine précédente.

Un débat axé sur la professionnalisation des études, en présence d'Alain Tricolet, président du groupe Genoyer, Jacques Cercelet, représentant de l'union patronale des Bouches du Rhône, mais également de sociologues tels que Georgie Simon-Zarea, le proviseur du Lycée Thiers, Pierre-Jean Bravo ainsi que deux élus étudiants, autour du recteur, Jean Paul de Gaudemar et d'Yvon Berland, président de l'université de la Méditerranée.

Deux élus étudiants, un bien maigre effectif pour représenter les 24 000 d'Aix-Marseille II et ceux des autres universités marseillaises, en raison, d'une part,  de mesures de sécurité dignes d'une conférence à Davos, d'autre part, du fait que cette série de débats a lieu en pleine période d'examens. Pour Thibaut, étudiant élu au CEVU de l'université de Provence, ce n'est pas un hasard "Je suis invité à un débat auquel je ne peux pas participer en raison de mes examens. Après on nous dira que tout le monde a été consulté" ajoutant que "De toute façon, c'est une mascarade, les décisions sont prises depuis longtemps".

 

 Pourtant à l'issue de cette troisième conférence, il fut d'avantage question de propositions et de souhaits plutôt que de véritables décisions :

Le souhait de voir "les règles qui régissaient l'ancien système" évoluer rapidement, tout en se félicitant de la rapide mise en place du LMD dans les universités françaises et du grand intéret des étudiants pour les filières dites "professionnalisantes" (Masters Pro, BTS...).

L'accent fut mis sur la valorisation de la formation continue, avec la multiplication des possibilités de retour à l'université après l'insertion professionnelle (notamment après la licence) et le concept de "formation tout au long de la vie" présenté par le sociologue Pierre Beret, déplorant le dicton, "bien français" selon lui, "Hors du diplôme, point de salut".

Enfin, le problème du manque de clarté des offres de formations (pourtant constatées "lisibles" par le recteur) fut soulevé avec pour proposition, la mise en place de "Projets personnels et professionnels" (préfiguration de parcours) dès le lycée.

Un constat cependant : celui du manque de compétences dites "transversales" chez les étudiants, notamment en matière de langues étrangères. "Il me parait impératif d'augmenter ces compétences là" a assuré Alain Tricolet "car aujourd'hui tout est commerce international, et ne pas parler au moins l'anglais, c'est se fermer de nombreuses portes, dont celle du groupe Genoyer".

 

Au final donc, pas de grandes avancées pour un débat mis en place "dans la précipitation après une crise sévère" selon Daniel Dufresne, vice-président du CEVU (Aix-Marseille II).

 

"Malgré une ou deux péripéties malencontreuses, le débat s'est déroulé en toute sérénité" s'est félicité Jean-Paul de Gaudemar.

Au même moment, au Tribunal de Grande Instance d'Aix en Provence,  trois étudiants venus soutenir leur camarade accusé d'avoir "molesté", la veille, un policier de la BAC, lors d'une nouvelle tentative de perturbation du débat, étaient interpellés dans le cadre de la même affaire, sur mandat du procureur, dans le hall même du tribunal.

 

Placés sous contrôle judiciaire, ils devraient être jugés le 19 juillet prochain.

 

05/06/2006

War Photographer

 Son nom est James, James Nachtwey, et bien qu'il soit peu prononçable, il désigne sans doute le plus grand photographe de guerre actuel. De la Bosnie au Rwanda, des décombres des tours jumelles à ceux des villes irakiennes -où il a été blessé en 2004, pour la énième fois - ses objectifs ont couvert tous les conflits et évènements majeurs de ces 25 dernières années.

 

C'est cet homme exceptionnel, avec le bon goût d'avoir su rester en vie jusqu'à présent, que le réalisateur et essayiste Christian Frei a suivi durant deux années, caméra à l'épaule mais également sur les boitiers (argentiques), permettant via un astucieux dispositif de se glisser dans l'oeil du photographe avec une vue légèrement décentrée, sur le sujet et le déclencheur, livrant 96 minutes de pur chef-d'oeuvre documentaire.

 

Le portrait d'un homme marqué par les blessures et maladies rapportées avec ses images, mais surtout par 20 ans d'horreur au quotidien, affrontée avec un sang-froid déconcertant, assorti d'un perfectionnisme s'étendant de sa coupe impeccable en toutes circonstances, aux  longues heures de tirage en laboratoire.
 

 

Nominé aux oscars en 2002 et récompensé de multiples fois, War photographer est désormais disponible en DVD aux éditions Montparnasse http://www.editionsmontparnasse.fr

 

 

Pour plus d'informations sur James Nachtwey et le film de Christian Frei :

 

 

 http://www.war-photographer.com/

 

 

 

02/06/2006

Alter-alternance à la fac

Fac StCharles, Hier :

 

Conformément aux grandes mesures préconisées par le président Chirac le 31 mars dernier, un tout aussi grand débat était organisé hier à l'université de Provence, sur le campus StCharles - qui s'était "illustré" durant la crise du CPE par près d'un mois et demi de grève - en présence du président Tordo, du recteur d'académie ainsi que d'autres "huiles" locales de l'enseignement supérieur (J.André, vice-président du CEVU, P-J.Bravo, proviseur du Lycée Thiers etc.).

 Le tout, en multiplex avec d'autres sites tels que celui d'Avignon.

 

Une parfaite organisation avec biscuits et jus d'orange à la sortie, pour ce "débat Potemkine" sur l'alternance à l'université et les voies de professionnalisation, pour lequel personne, au sein d'un public ne semblait se faire d'illusions. Il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde en cette semaine de révisions pour les étudiants du campus.

C'était sans compter sur l'intervention d'une trentaine d'étudiants, bien décidés à "mettre un terme à cette mascarade" selon les mots de l'un d'entre eux.

Ainsi, avant même que les échanges ne débutent dans l'amphi, les étudiants munis de pancartes affirmant leur refus de "la privatisation des universités" ont envahi les lieux, forçant l'assistance à quitter prématurément ce débat mort-né, après quelques échanges houleux et malgré les menaces du président Tordo de faire intervenir la police.

Bien que les organisateurs considèraient hier soir cette action comme "une petite victoire", on peut cependant regretter qu'un dialogue plus constructif n'ait pu s'amorcer entre les différentes parties, évitant ainsi de laisser planer l'image de saboteurs révolutionnaires, aussi sourds et bornés que le gourvernement contre lequel ils luttaient il y a quelques mois.

 

Celà dit, cette nouvelle preuve que les "anti-CPE" restent mobilisés malgré l'approche des vacances et des examens en agace plus d'un.

 

A commencer par le président Tordo, quelque peu contrarié de voir sa grand'messe perturbée.

Cependant... 

 

 

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 ...Malgré ses supplications...

 

 

 

 

 medium_tordo_mechant.2.jpg

 

 

 

 

...Puis la manifestation de son profond désaccord... 

 

 

 

 

 

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 ...Et le fait qu'il ait sorti les griffes...

 

 

 

 

 

 medium_etudiants_envahisseurs.jpg

 

 

 

 Les "envahisseurs" n'ont pas cédé !

 

 

 

 

 

01/06/2006

HP veut ma peau

En matière de PDA, je croyais avoir cassé tout ce qui pouvait l'être : Ecran, connectique, périphériques...

En fait...

 

Non.

 

Dans la série "je casse mon palm en moins de 15 jours", il manque - au moins - un épisode : Le circuit de charge de la batterie.

 

Fraîchement reçu il y a deux semaines en remplacement de feu-l'ipaq ayant vainement tenté de défier les lois de la physique, le nouvel Ipaq fonctionnait jusqu'à présent à merveille.

...Jusqu'à sa mise en charge hier. Après un curieux cri du haut parleur assorti d'une légère odeur de transistor trop cuit, il s'avère que le circuit de charge...est mort.

La batterie fonctionne, l'alimentation secteur également...mais pas la charge.

AAAaaargh !

Cette fois, l'affaire s'annonce mieux : le revendeur (rueducommerce.com) prend en charge le remplacement de l'appareil (une bonne nouvelle obtenue cependant après 10 minutes d'attente sur un numéro surfacturé, assorti d'une musique de supermarché...) 

 

Faut-il pour autant se réjouir de ne pas avoir eu à balancer l'appareil en feu par la fenêtre ?

 

La malédiction continue...

 
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