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22/06/2006

Sapeurs-pompiers : des primes ou déprime

Près de 200 sapeurs-pompiers en provenance d’une soixantaine de casernes de la région se sont rassemblés ce matin, devant l’hôtel du département.

En grève depuis une semaine, ils demandaient a être reçus par des responsables du conseil général, du fait de leurs difficultés à obtenir l’indemnité d’administration et de technicité (IAT) ainsi que la suppression des quotas régissant les montées en grade. L’IAT, prime négociée en 2003 au conseil d’administration du SDIS (centre départemental d’incendie et de secours), était depuis sans cesse reportée, du fait de l’opposition du conseil général, la jugeant trop difficile  à supporter financièrement. « Manifester n’est pas notre vocation, mais là, nous n’avons plus le choix, regrette Charles Fantauzzo, président départemental de la CFTC/SNSPP, il s’agit  avant tout d’un rassemblement pacifique afin d’être reçus et aborder une saison difficile dans la sérénité.» Reçue en fin de matinée dans les locaux du CG, barricadés de l’intérieur par le service de sécurité, la délégation de pompiers ressortira près de deux heures plus tard, après avoir rejeté des « proposition insatisfaisantes ».
Malgré une tension certaine, tous se sont accordé sur la nécessité de poursuivre la grève et de mettre en place une intersyndicale rapidement. « Restons dignes », a déclaré l‘un des délégués syndicaux, soulignant le caractère non-violent du mouvement.


Bien qu’en grève, les sapeurs-pompiers continuent à assurer les urgences mais n’assurent plus l'encadrement des spectacles, plages et autres activités annexes. De nouvelles actions devraient être menées la semaine prochaine.

 

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 Les sapeurs écoutent le compte-rendu de la délégation reçue par les reponsables du CG

21/06/2006

La police municipale initie le maire à la samba.

Canebière et Vieux port avaient ce matin, de faux airs de samba :

120 policiers municipaux, sous la bannière de FO, ont manifesté sifflet à la bouche pour obtenir le départ de leur directeur de service, auquel ils reprochent harcèlement moral et incompétence.

Un problème venant s’ajouter à une multitude d’autres, tels que le manque d’effectifs, le matériel défectueux (relai radio hors service), ou encore les tenues d’été dont la livraison se fait attendre.

 

« C’est de l’exploitation, nous sommes la police nationale au rabais » se plaint l’un des policiers, entre deux coups de sifflets. 260 hommes pour assurer des tâches de plus en plus nombreuses, sept jour sur sept, "c'est trop peu, se plaignent les manifestants, surtout lorsque 400 étaient initialement prévus."

 

Rassemblés devant la mairie, ils essaieront durant plus d’une heure de provoquer une apparition de Jean-Claude Gaudin, à coups sifflets et de « Au balcon » lancés à ses fenêtres. Sans succès.

 

Suite à un entretien avec le secrétaire général, les sanctions prises contre certains agents ont été transformées en notes d’observation, mais « le secrétaire ne connaît pas les problèmes et n’a pas pris au sérieux nos requêtes » estime l’un des manifestants. En grève aujourd’hui, pour la fête de la musique, les policiers menacent de récidiver le 14 Juillet si aucune amélioration n’est constatée d'ici là.

 

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120 policiers étaient réunis ce matin, dans un vacarme assourdissant, sous les fenêtres du maire.

 

La "renaissance" marseillaise fait 34 nouvelles victimes

Une bien mauvaise nouvelle attendait, cet après-midi, les quelques Chibanis venus entendre le verdict du tribunal de grande instance concernant leur expulsion. La justice donne un mois aux occupants pour quitter leur logement, un hôtel meublé situé dans le 8ème arrrondissement, sous peine d'une astreinte de 300 euros par personne et par jour, passé ledit délai.



Encouragés par l’état à venir travailler en France, ces algériens étaient installés dans le quartier depuis leur arrivée, au milieu des années soixante. Ils participèrent à la construction du metro et de nombreux autres aménagements, auxquels la ville doit aujourd'hui, sa relative "bonne santé".

N’étant désormais plus en âge de travailler et parfois invalides, les voilà devenus gênants.

En Mai 2004, l’immeuble loué par 34 de ces anciens travailleurs était acheté « vide » par la société « Marseille aménagement», dirigée par Jean-Claude Gaudin. Le propriétaire ayant pris le soin de remettre, en Avril, des avis d’expulsion à chacun des occupants, leur signifiant qu’ils avaient jusqu’au 1er Mai pour quitter les lieux. Depuis, l’affaire était entre les mains de la justice.



À la sortie du tribunal, Michel Pirrottina, président de l'association "Le Rouet à Coeur Ouvert", s’indigne « Le tribunal est avec Gaudin, il met 34 personnes à la rue. C’est ça l’immigration choisie ! » Car ce qui choque ici, c’est bien l’absence de solution de relogement pour ces hommes. « Nous avons toujours travaillé et payé nos factures, voilà qu’on nous met dehors tout à coup, sans rien nous proposer d’autre » ajoute l’un deux, écoeuré.



Devant cette décision « totalement négative » et après examen de l’ordonnance, Chibanis et associations de soutien devraient faire appel.

 

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Réunis près de leur immeuble, les Chibanis, écoeurés, écoutent les explications de M.Pirrottina à propos du verdict.

20/06/2006

Journée de grogne pour le personnel des hôpitaux de Marseille

Alors qu’un rassemblement était organisé ce matin par la CGT devant les grilles du Parc Chanot (où se tenait le salon « Entreprise 13 à Cœur » ) pour protester contre les « atteintes portées au service public en général et à la protection sociale », une quarantaine de personnes du collectif santé des quartiers Nord, comprenant divers représentants du personnel hospitalier ainsi que de la CPCAM (caisse d’assurance maladie) tenaient une conférence de presse face à la préfecture.

Venu en soutien, Frédéric Dutoit, député-maire du secteur, arborait l’écharpe tricolore, comme un ultime message adressé au préfet, auprès duquel il tentait, en vain, d’obtenir un rendez-vous depuis le 12 Mai dernier. 

 

Au programme de cette conférence, il est vrai, quelque peu boudée par les journalistes, « Dénoncer les mensonges, rétablir les vérités et faire découvrir ce que l’on nous cache » à propos de la protection sociale.

Soit autant d’ambitieux objectifs auxquels venaient s’ajouter la dénonciation des atteintes actuelles, un point sur l’ampleur des dégâts ainsi que sur les exigences du collectif en vue rétablir la situation.

 

Soyons clairs, si vous n’étiez pas sur la place Felix Barret ce matin, pas d’inquiétude, ce programme, bien qu’alléchant, ne cachait pas la révélation de l’année mais plutôt une piqûre de rappel : Diminution des effectifs et des moyens financiers, détérioration des conditions de travail etc.

 

Les personnels engagés gardent un objectif : reconquérir la protection sociale. Dénonçant « un système de santé à plusieurs vitesses », ils protestent également contre le « plan hôpital 2007 », prévoyant un financement à partir des recettes prévisibles, selon les tarifs évalués au niveau national. 

 

Malgré une mobilisation modérée pour ce premier rendez-vous - d'ailleurs remarquablement organisé - l’optimiste reste de rigueur au sein du collectif.

« L’action continue et ce n’est qu’un début »  a assuré en conclusion Mme Dicristo, déléguée  du personnel à la CPCAM.

 

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Un rendez-vous solennel en présence de F.Dutoit, député-maire du secteur,ce matin devant la préfecture.

19/06/2006

Sombres mines face au renflouement de la CMR

Près de 70 salariés de la Compagnie Marseillaise de Réparation (CMR) manifestaient cet après-midi devant le tribunal de commerce, inquiets pour leur emploi et le sort de la réparation navale à Marseille. Après une période d’observation de 6 mois, les magistrats devaient statuer sur l’avenir de l’entreprise, placée en redressement depuis les 31 Novembre dernier.

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Inutile de préciser qu’ici, la réparation navale est une activité aussi traditionnelle que les mouvements sociaux qu’elle engendre. C’est d’ailleurs deux semaines de grève assorties d’un blocage du port autonome qui, en septembre 2005 avaient scellé le sort de l’entreprise.
Son coût, estimé à 1 million d’euros, venant s’ajouter aux 3,5 millions d’aides accordées par l’état en 2002 que, suite à une décision ultérieure de la commission européenne, la compagnie devait rembourser.

A la condition d’une période de location exclusive pour 20 années, de deux cales sèches, l’Union Navale de Barcelone s’engage à reprendre la CMR dès le 15 septembre prochain.


Pour Marc Laye, délégué CGT, cette reprise devrait permettre aux 120 employés que compte la compagnie d’échapper au chômage, oubliant cependant que plus de la moitié pourraient bénéficier d’une retraite anticipée dans le cadre du plan amiante. « Cette reprise est une manoeuvre purement tactique, faite par des gens qui achètent tout mais ne paient rien .» regrette-t-il, interrompu par les pétards et cornes de brume utilisés par ses collègues sous les fenêtres de la salle d’audience.


A l’issue de deux heures de négociations, le président a finalement décidé de reporter la date de la reprise par le groupe espagnol.

Malgré le risque que représente cette décision, les salariés restent confiants, car tous le savent, en cas d’échec « l’été pourrait être très chaud sur le port de Marseille…»

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18/06/2006

Sans-papiers : les enfants dans l'attente

Les sans-papiers installées au centre diocèsain Le mistral depuis quelques semaines, attendent toujours leur régularisation.

Au sein de ces familles figurent de nombreux enfants, coeur des préoccupations du Réseau Education Sans Frontières (RESF), l'une des nombreuses associations venues soutenir le mouvement.

 

Le point, en images, sur la situation.

 

 

 

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Une fillette tire sur le ruban de signalisation installé
par le personnel du diocèse afin de délimiter le campement.
 
 
 
 
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Malgré les difficultés quotidiennes, les enfants gardent le sourire 
 
 
 
 
 
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 Ici aussi, le mondial fait rêver
 
 
 
 
 
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  La varicelle sévit chez les plus jeunes. Un souci parmi tant d'autres.

 

 

 
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