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16/11/2007

LRU : Prudence et consensus à Aix-Marseille I

Près de 400 étudiants se sont rassemblés hier dans le "grand amphi" de la fac St Charles, à Marseille pour débattre de la loi relative aux universités (LRU) et voter la grève ainsi que ses modalités.  4f16d4f9fe2c773c755a36f94134137c.jpg

 

Au terme de près de 4h de débats d'un calme relatif mais remarquable (et inversement), les étudiants ont adopté "le principe de la grève" pour la troisième fois sans que le blocage n'entre à l'ordre du jour, galvanisés par l'annonce de la réoccupation du site d'Aix en Provence (qui s'avèrera très éphémère).

 

Les mesures se sont toutefois précisées :

 

  •   La "libre circulation des personnels" a été adoptée, garantissant l'accès au campus au chercheurs et à l'ensemble des personnels en cas de blocage (bien qu'il n'en soit "pas encore question"...)
  •   La réouverture du site de Schumann à Aix (fac de lettre et sciences humaines), fermée administrativement suite à son occupation depuis vendredi dernier.
  •   La "banalisation des cours" : suspension des cours jusqu'à mardi afin de "préparer la grande journée de mobilisation"


Méfiez-vous des contrefaçons

Bien que l'AG s'annonce "souveraine", la banalisation des cours ne pouvait  être effective qu'avec l'aval de la présidence de l'université (qui l'avait refusée la veille). Mais qu'importe, une délégation s'est tout de même rendue à la direction afin de faire valoir la décision de l'AG...avec un succès partiel. En cas de refus, la riposte n'était pas définie. Heureusement pour les grévistes, quelques heures de banalisation ont été obtenues jusqu'à lundi. Bien loin cependant de ce qui était demandé.

 

Depêche 

Le vote en faveur de la suspension des cours est effectué. Si les journalistes sont nombreux dans l'amphi, la plupart sont photographes ou cameraman et les rédacteurs se font rares. Parmi eux, un correspondant de l'AFP annonce dans une dépêche en fin d'après-midi la "suspension des cours jusqu'au 20 votée à Saint Charles". L'assurance des étudiants a payé. Alors que les grévistes tentent d'obtenir une banalisation des cours à coups de bluff, journaux et sites web reprennent déjà la dépêche de l'AFP, annonçant une "suspension des cours à l'université" et autres interprétations a paraître demain pour celles qui n'aurontpar été corrigées à temps. Au final, seules quelques heures de banalisation seront consenties.

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Vote du "principe de grève", hier à l'Université de Provence 

 

 

Poings liés

Une nouvelle fois, l'AG a adopté des mesures "théoriques", soumettant au vote des questions peu propices aux désaccords et posant des ultimatums sans préciser les menaces. Le calme des débats (sans commune mesure avec ce que l'on pouvoir voir à Aix la semaine dernière) s'explique avant tout par l'étonnante modération des leaders du mouvement à Marseille. Ils l'ont bien compris, un blocage est la meilleure façon de tuer le mouvement en dressant dos à dos les étudiants. L'opposition actuelle, constituée hier de trois militants (sic) de l'UNI (syndicat étudiant de droite) bardés d'autocollants "stop à la grève" fédère plus qu'elle ne divise chez les indécis. Mais les débats restent très "conceptuels", rien de concret n'est décidé, hormis quelques "débrayages d'amphis". On aborde les points qui rassemblent en évitant ceux qui fâchent, les "actions concrètes", blocages etc. car il suffit de les effleurer pour s'apercevoir qu'ils divisent beaucoup plus qu'en 2006. Et une bonne partie des "anti-LRU" semble prête a faire volte-face sans états-d'âme en cas de blocage.

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Un militant de l'UNI, opposé à la grève

 

Cheminots 

Le rapprochement avec les cheminots, jusqu'à avant-hier confidentiel (aucun étudiant n'a participé à la manifestation du 14/11) et limité à des échanges officieux s'est illustré hier par l'intervention en AG d'un représentant de la CGT-rail en grève afin d'expliquer leur mouvement et sa reconduction. La perspective "d'organiser ensemble" le mouvement à l'avenir a été ouvertement abordée.

 

 

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Etudiants et personnels ont participé aux débats durant 4h.

 

Le mouvement anti-LRU marseillais monte très lentement en puissance, mais demeure pour l'instant très fragile. Excepté un noyau "dur" de "vétérans anti-CPE" (tout au plus une quarantaine d'étudiants) le gros des troupes est versatile. S'il peut devenir décisif prochainement en cas de renforcement du mouvement, il contraint pour l'instant les "actifs" à la prudence et freine la concrétisation de la grève (occupations, blocages de campus, gares etc.) malgré des conditions favorables (grève dans les transports, médiatisation, inflexibilité du gouvernement...). Aujourd'hui, le point décisif demeure plus que jamais la journée du 20 novembre, point de jauge de la mobilisation qui pourrait précipiter le mouvement.

 

Lire également :

LRU : le point sur la mobilisation à Aix-Marseille I

CPE II, le retour ?

Retour sur : 

Gare StCharles : Instants d'occupation

 

 

 

 

 

Commentaires

Si les grevistes sont portés par la gauche, voilà l'UNI!
alala, la politique et...sa politique de l'autruche!

mine de rien le blocage, ça ne pouvait que repousser les étudiants, j'était du même avis...certains ne chercheront toujours pas à comprendre ce qui se passe toutefois...

Écrit par : LN | 16/11/2007

allez le noflo file moi ta carte d'étudiant..

Écrit par : sardine | 17/11/2007

[commentaire modéré] : Spam.

Écrit par : Sudiste | 17/11/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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