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25/12/2006

Gaudin, Doctor es creditum

Jadis enseignant, Jean-Claude Gaudin a su conserver la fibre pédagogique pour
exposer les notions les plus élémentaires à ses conseillers municipaux.

"La dette, c'est comme le cholestérol. Il y a la bonne dette, qui permet d'investir et la mauvaise, qui bouche le déficit. Malheureusement comme pour le cholestérol,l'ancienne dette se mêle parfois à la nouvelle".

Malgré les analyses de la cours des comptes, les nombreux médecins présents dans l'hémicycle du conseil municipal n'ont cependant pas encore trouvé de traitement efficace. Le pontage du déficit n'est donc pas pour demain...

 

17/12/2006

Bout du tunnel

Il y a quelques semaines, les officiels baptisaient en grande pompe le "Tunnelier" chargé de creuser l'extention de la ligne 1 du métro marseillais. Mais à en croire le vénéré (du moins dans les rédactions) site de cartographie Mappy, le sol devait être meuble entre Saint-Pierre et la Timone, puisque le nouveau terminus y apparait déjà. Mieux, lepilote.com expose les différentes stations (Blancarde etc.) intermédiaires comme si il était déjà possible de les emprunter !

 

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C'est toujours plus simple sur le papier...

 

15/12/2006

Marseille, porte du Nord

Lorsque l'on s'occupe des pages Quartiers, si chères à nos petits vieux (après la nécro, bien évidemment) on est amené à se rendre dans tous les quartiers, que ce soit pour tester un club de jazz à proximité du Vieux port et accessoirement sa carte des whisky, ou pour relater une sardinade (ou l'incendie) du centre social d'une cité du 15-16, et accessoirement s'y retrouver coincé aux environs de 23h (un plan moyen testé pour vous).

Or, les sujets abondent particulièrement dans les quartiers pudiquement qualifiés de "sensibles". 

On est donc amenés à s'y rendre plus souvent.

 

A Marseille, il y a les quartiers Nord, bien connus, et les quartiers Sud. Il y a même des quartiers Nord dans le Sud (la Cayolle). Ainsi, il ne faut pas trop vite se rejouir  lorsque l'on tient un sujet dans le Sud.

 

Contrairement aux quartiers Nord...du Nord, cet ancien bidonville ne comprend que quelques tours seulement. Le reste est constitué de copropriétés et résidences plus ou moins délabrées et séparées par des terrains vagues sur lesquels on rencontre parfois un véhicule désossé ou calciné. Le long des rues, c'est à qui bâtira le mur le plus haut, si bien que certaines voies ressemblent plutôt à des tunnels à ciel ouvert. Le tout s'accompagne d'un silence presque dérangeant et de l'absence de toute vie humaine, aux environs de midi, si l'on excepte quelques groupes de personnes affairés autour de quelque scooter, que par expérience, j'évite soigneusement.

Ce n'est qu'une fois le lieu du reportage atteint et le contact établi avec les personnes concernées (souvent l'affaire d'un centre social ou d'une association) que la vie réapparait. On y rencontre alors souvent de véritables personnages (ça vaut pour toutes les cités), des hommes et des femmes peut-être plus "humains" qu'ailleurs.

 On en revient quelque fois ému, parfois même enthousiaste...Jusqu'à ce que la comm' s'en mêle...

 

Kallisté, 15ème arrondissement. Changement de plateau, le décor reste à peu près le même car Marseille à ceci de particulier que ses cités les plus pourries se trouvent dans les cadres les plus superbes (ou presque) : Premières collines du massif des calanques (Sormiou est d'ailleurs toute proche) au Sud, vue imprenable sur la ville et la Méditerranée au  Nord. 

Située derrière l'hôpital Nord, cette cité bâtie au début des années 60 est composée de 9 sinistres bâtiments abritant plus de 3 000 habitants sur 8 hectares. L'ensemble forme des copropriétés privées gérées par des syndics avec un succès discutable.

Aujourd'hui, il y a de l'animation au pied des tours. Associations, habitants, journalistes et surtout élus sont conviés à l'inauguration d'un "espace sportif et ludique". Un petit terrain de foot avec gazon synthétique aux airs de moquette usée, toboggan (l'occasion de découvrir que ce mot prend deux "g") et un improbable terrain de boules. La dernière fois que j'ai entendu parler de pétanque dans ce genre d'endroit, la partie s'était jouée à la verticale et le cochonet avait un casque. 

Mais lorsque j'apprends que le coût du projet s'élève à 159 285 €, outre le fait que je préfère les comptes ronds, il me vient un doute. Suis-je au bon endroit ? Etonnamment oui. La moquette usée devait appartenir à quelqu'un de connu.

 

Comme d'habitude, le temps des discours arrive et tous s'organisent rapidement pour fixer un ordre "d'apparition". La mairie n'est pas représentée alors qu'elle devait l'être. Les représentants du conseil régional, appuyés par ceux du conseil général en profitent pour tacler généreusement l'absent à coup de petites phrases assassines, prenant un air révolté et feignant l'accès de franchise incontrôlé, le tout en espérant que l'essence de leur prose vitriolée sera rapportée dans la presse en plus raffiné (peine perdue).

Ainsi, lorsque l'on s'entend dire "C'est la différence entre faire de la comm' et agir concrètement ! Nous, nous sommes là, nous faisons ce que nous disons et suivons chaque affaire jusqu'à sa concrètisation. Je suis désolé, mais ça soulage de le dire." il faut comprendre "Non seulement ils ont lâché beaucoup moins de blé que nous et se vanteront de leur générosité au moins autant, mais en plus, il ne viennent même pas se faire chier toute une matinée dans cette Zone, à débiter des conneries sur l'avenir radieux de ce trou devant 3 gueux de passage. Et en plus il pleut !"

 

Evidemment, une - charmante - attachée de presse est sur les lieux, fraîchement débarquée de je ne sais où, pour prêcher la bonne parole et souligner la bonté des généreux mécènes. Le dossier de presse est presque attendrissant, avec de grandes idées que l'on prendrait pour naïves s'il ne s'agissait de communication et de concepts relevant plus du marketing que de l'urbanisme :

"Une telle initiative, adaptée aux besoins des jeunes en quête de sens et de repères est, à n'en pas douter, une réponse partielle aux violences urbaines. [...] Marseille se signale encore en accueillant le premier projet d'une nouvelle ère de responsabilité et de citoyenneté"

C'est à peu près ce qu'aurait pu écrire la Nasa pour présenter son projet de station lunaire, bien que tout équipement nouveau puisse paraître extra-terrestre dans "une cité où l'on trouve 5 000 habitants, mais pas un banc pour s'asseoir"...

 

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Kallisté, élue "Equerre de Plomb 1961" par Marseille en scène

 

11/12/2006

Algerian Psycho

ALGER, 11 déc 2006 (AFP) - L'ancien capitaine de l'équipe de France de football, champion du monde 98, Zinédine Zidane est arrivé lundi à Alger dans un avion spécial de la présidence algérienne, pour une visite de cinq jours au pays de ses parents, originaires de petite Kabylie (est d'Alger).
Une gigantesque bousculade entre photographes a eu lieu lors de l'apparition de la vedette, vêtue d'une veste gris foncé, un pantalon marron et en baskets blanches, au bas de l'avion venu s'immobiliser, fait exceptionnel, devant le salon d'honneur de l'aéroport.
Zidane était accompagné de sa mère en grand manteau sombre, et de son père en costume, cravate et pardessus.


Les photographes avaient déjoué la vigilance des services de sécurité postés à l'entrée du salon d'honneur, et se sont rués vers le tarmac dans un désordre indescriptible. Des personnalités ont failli être écrasées dans la bousculade et on a entendu un ministre crier à tue-tête : "laisser-lui (à Zidane) le passage".


Zidane, protégé par une garde rapprochée de policiers en civil, débordés et inquiets, a finalement été arraché à la foule des photographes par le service d'ordre, et mis en sécurité dans le salon de l'aéroport. Il a été ensuite poussé, en compagnie de ses parents, dans une voiture banalisée aux vitres teintées, sans qu'il ait pu s'adresser à la presse.


La cérémonie protocolaire au cours laquelle deux fillettes en costume traditionnel algérien devaient offrir à Zidane un bouquet de fleurs en signe de bienvenue a été annulée. Une quinzaine d'adolescents en survêtement aux couleurs du drapeau algérien (vert, rouge et blanc) ont dû quitter l'aéroport, frustrés sans pouvoir approcher leur idole.


La vedette du football mondial, invitée par le président Abdelaziz Bouteflika, n'a pu être accueillie à l'aéroport par le ministre des Sports Yahia Guidoum. L'accueil protocolaire a été empêché par la bousculade des photographes et la haie d'honneur a dû se retirer en désordre.
L'agenda de Zidane comporte un programme spécial avec le chef de l'Etat durant la journée de mercredi sur lequel aucune indication n'a été donnée de source officielle.


L'ex-capitaine des Bleus devait se rendre dans la journée à Boumerdès (50 km à l'est d'Alger), théâtre d'un violent séisme qui avait fait 2.300 morts et plus de 11.000 blessés le 21 mai 2003. Il doit y inaugurer une cantine scolaire et une unité de soins pour enfants inadaptés.
Selon la Fondation de France, les équipements médicaux et sanitaires des unités qui seront inaugurées par Zidane, ont été acquis grâce notamment aux recettes d'un match de solidarité organisé le 6 octobre 2003 entre les champions du monde 1998 et l'Olympique de Marseille.
Zidane doit donner jeudi le coup d'envoi au stade du 5 juillet, devant 60.000 spectateurs, d'une rencontre entre deux équipes de la D-1 algérienne, l'Union sportive de la médina d'Alger (USMA) et la Jeunesse sportive de médina de Béjaia (JSMB).


Il est par ailleurs attendu vendredi à Béjaia (petite Kabylie), le village natal des parents de Zidane, pour un déjeuner offert en son honneur par les habitants, selon les traditions de la région.
Zidane, dont c'est la première visite en Algérie depuis son accession à la notoriété sportive internationale, s'était rendu une première fois à l'âge de 15 ans, en Kabylie, en compagnie de ses parents et n'y est plus retourné depuis.

10/12/2006

Manifestation silencieuse cet après-midi

Plusieurs centaines de  personnes ont défilé silencieusement cet après midi entre la Porte D'Aix (1er arr) et le centre de rétention administrative (CRA) du Canet  (14e arr.) en mémoire de Kazim, un jeune turc sans papier de 22 ans sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière, retrouvé pendu le 1er décembre, dans la chambre où il était "retenu".

 

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Marseille, cet après-midi peu après le départ du cortège.
 

 

Un homme assassiné dans le 13e arrondissement

Un homme de 43 ans a été abattu cet après-midi de près de 12 balles, alors qu'il circulait dans la cité de Frais Vallon (13e arr.) a bord de son véhicule, en compagnie d'une jeune femme. La passagère, blessée aux jambes, a été transportée à l'hôpital, ses jours ne seraient pas en danger.

 

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Cité de Frais Vallon, cet après-midi. aa 

 

 
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